J’aurais pu écrire comment corriger un test sans y passer la journée ou comment corriger une pile de copies sans avoir une horde d’élèves qui viennent vous réclamer un point supplémentaire avec un aplomb de marchands de tapis.

« Que l’on me donne six heures pour couper un arbre, j’en passerai quatre à préparer ma hache. »

Abraham Lincoln.

 Avant l’évaluation.

Je prends l’habitude de passer beaucoup temps à préparer mon évaluation. Dans l’en tête, j’ajoute les traditionnel « Nom », « Prénom », « Date » et le titre du test, ainsi que la « Classe ». Cela facilite grandement les choses par la suite.

J’imprime mon test. Je le fais pour me rendre compte des erreurs de mise en page et de la diversité des réponses possibles. Accessoirement, je demande à une tierce personne de le relire pour vérifier la clarté de mes consignes. Cela me permet de rectifier le tir avant qu’il ne soit trop tard.

Ensuite, je peux donc préparer mon échelle en fonction de la difficulté des questions. En outre, je multiplie par trois le temps qui m’est nécessaire à l’exécution du test pour savoir ce que je peux attendre de la part des élèves.

 Pendant l’évaluation

Je lis le test avec mes élèves pour m’assurer de la bonne compréhension de celui-ci. Cela permet de préciser certains points tout en s’assurant que tous les mots de vocabulaires, ainsi que mes attentes, soient compris.

Afin d’éviter d’éventuelle tricherie, je rappelle qu’au tarif en vigueur (deux heures d’arrêt et la note minimale), la tricherie ne paie pas. De plus, j’espace les élèves et quand il reste une paire, je demande qu’ils placent deux classeurs fermés à la verticale entre eux. Par la suite, je circule dans la classe, la meilleure place étant le fond de la classe avec un bon journal.

 Après l’évaluation

Lors de la préparation du test, je me prépare à le corriger. Je prépare donc cette étape avec beaucoup de minutie. Les schémas sont numérotés, les élèves complètent alors un tableau sous le schéma, ce qui rend la correction plus rapide. Je tente d’écrire mes consignes et de mettre de la place pour les réponses sur une seule feuille recto-verso, les documents étant sur une autre feuille. Cela réduit par deux ma pile de copie et c’est bon pour le moral comme dirait la compagnie créole.

Lorsque je corrige un texte, j’ai au préalable indiqué dans ma consigne les éléments attendus, le nombre de point, le fond, la forme,… Car pour ceux qui ont la chance de corriger ce type de travaux, je peux vous dire que les minutes perdues à préciser ses attentes par écrit sont des heures gagnées par la suite (CQFD).

 La reddition

En général, on doit toujours noter le résultat de l’élève dans l’agenda de l’élève ou autre carnet de correspondance, mais surtout dans son cahier de planification. C’est pourquoi, à la fin de chaque test, je demande à un élève de me classer les copies dans l’ordre alphabétique. Ce qui me permet de remplir mes feuilles de résultat plus facilement et surtout de rendre mes tests dans un semblant d’ordre et d’efficacité. La correction faite, je demande aux élèves marchands de tapis de passer à la fin de l’heure, ce qui limite leur nombre. En général, les réclamations d’élèves sont légitimes à ce stade.

Et vous, comment faites-vous ? N’hésitez pas à publier vos commentaires.